CASTEJON Noam January 14th at 9:31am
projet Noam
projet Noam
définition simple du projet
créer une série d’objets ornementés en me basant sur les données de mes sorties sportives
définition précise du projet
j’ai abordé le sujet de l’ornement à travers ma pratique personnelle qui est purement sportive ici. Cette pratique ne laisse aucune trace selon la philo de kilian jornet (cf “summits of my life” kilian jornet) . L'ornement est un moyen de lui en faire grâce et de laisser une trace. Pour se faire et créer l'ornement, je le conçoit par l'enchevêtrement de trois points. D’abord par ce qui m’inspire graphiquement l’album holy hell d'architects dont toutes la DA très dark est qualifiable d’ornementé, de plus tous cet album m’a marqué ces derniers temps. Dans la puissance des textes et par la suite le graphisme profond et questionnant mis en place par l’artiste britannique Dan Hillier. Ensuite, lors de ma pratique sportive je fait une récolte de dons de la nature, souvent des feuilles au sol qui par la suite vont me donner la base de mon ornement: la forme. La forme est questionnée par le détourage de certaines feuilles mais aussi par le dessin de celles-ci pour cela le livre journal du naturaliste m’apporte une vision pour observer et dessiner la chose. Pour finir je croise les éléments avec les données que je récupérerai pour créer paramétriquement les ornements précis. à l’aide de l’application suunto ( application de ma montre) je peux extraire un nombre important de données. Je vais les structurer et les encadrer pour obtenir un espace graphique ornemental défini par les données elles-mêmes.
La philosophie mise en place par Kilian Jornet dans son livre Summits of my life est quelque chose de puissant car elle a un impact direct sur la nature. Sa vision est en accord avec le livre forêt aux éditions la relève et la peste dont le discours est dénonciateur et constate de l'état de la nature. de ce fait sa philosophie qui est “on laisse juste nos empreintes qui s’effaceront avec le temps” dans notre pratique et l'idée de faire qu’un avec la nature et de la respecter car la nature est la plus grande force sur terre c’est elle qui décide de notre sort (surtout en alpi cf le livre summits of my life). Par conséquent, lorsque je pratique mon sport que ce soit, vélo, course à pied ou trail, hormis des empreintes de boues et des griffures sur les jambes, il ne me reste rien. On peut dire que j’ai été en symbiose totale avec la nature mais comment garder trace de ce passage ?
1.Musique Septembre et octobre ont été une période psychologiquement assez compliquée ainsi que émotionnellement, je me suis réfugié dans ma pratique sportive et aussi dans la musique et surtout l’album HolyHell d'architecture dont la puissance musicale était une réponse dont j'avais besoin à ce moment-là. Cet album metalleux est très puissant et on ressent l’essence metalcore avec le mélange de chant clair et beaucoup de scream. Dans La puissance le contexte de l’album et la puissance des textes m’ont beaucoup marqué notamment par ce lien à la mort. Holy Hell , un album qui détaille l'angoisse que le groupe Architects a vécue après le décès d'un cancer de la peau du guitariste et compositeur principal Tom Searle en 2016. Ce rejet provocateur du chagrin amène son frère jumeau Dan à se demander dans quel but nous avons un besoin inhérent de rester en vie. Cependant, plutôt que de valider les pensées suicidaires, il a expliqué qu'il s'agissait d'un message destiné à Tom. Maintenant le contexte posé, graphiquement les propositions de Dan Hillier m’ont marqué par et correspondent avec l’intensité des musiques de l’album. Le Noir et blanc et la saturation de trait noir est quelque chose que j’aimerais evoquer ou que l’on retrouve dans mon ornement. (source https://www.songfacts.com/facts/architects/death-is-not-defeat)
2. Nature depuis petit j’ai toujours été en admiration devant la nature, devant sa beauté, sa puissance, et ce qu’elle dégage. Petit j’ai fait beaucoup d'observation au sein de “club nature” activité extrascolaire vers l’age de 8ans qui consistait à observer la nature et faire des choses pour elle. Mais aussi déjà à récupérer des choses et construire à partir d’elle même, une certaine notion de land art. En poursuivant un peu cela et bien aidé par la saison, l’automne, beaucoup de morceaux de nature se dresse devant moi, quasi exclusivement des feuilles. Je ramasse et conserve celles qui, sur le moment, m'interpellent durant une sortie sportive. par la suite j’ai réalisé toute une série de tests graphiques à partir de ces échantillons, en détourant ou en dessinant de façons plus ou moins précise les feuilles ramassées. Je peux ajouter que la nature m’est également un espace d'expression, que ce soit sportivement ou non, j’adore me perdre dans la nature avoir l’impression que c’est elle qui dirige tout. C’est souvent face à la mer ou la montagne que cela se produit, cette sensation d'être tout petit, d’être qu’un détail de l’histoire de notre monde. Ce sentiment je l’adore, il nous remet à notre place face à ce qu’est notre monde et ce que nous sommes en train d’en faire en nous rappelant que malgré tout c’est la nature qui décide de tout.
le sport et les données Le sport est un point central de ma vie, il me permet de m'évader. C' est aussi un espace où je peux dire les choses, extérioriser. Il est l’un de mes piliers. Pendant longtemps le sport se traduisant par le handball et donc un lexique et une marque qui existe, stats, classements etc… . Aujourd’hui j’ai recentré ma pratique vers des choses qui actuellement me correspondent plus, la course à pied et le vélo. Ces deux sports, courir et pédaler me permettent de m'évader, voyager et me défouler. La question de comment avoir une trace de ce sport est importante car bien que cette pratique m’est personnelle, nous pouvons tirer une satisfaction ou un émerveillement que sur des choses qui existent et qui constatent de cela. D’une certaine manière c’est bien et d’une autre le discours me dérange comme l’utilisation des stats dans le milieu du football pas toujours représentatif des émotions et de la vérité présente sur le terrain. Ainsi ma montre est en capacité de me fournir la seule trace de ma pratique sportive: des données. C’est à moi de bien les traiter pour que des formes émergent et transcrivent certaines émotions et surtout montrent/témoignent de ce que je fais et qui je suis. Je ne veux pas tomber dans un visuel de retranscription de mes sorties mais plus profond avec les discours précédent d'interprétation de mes données.
Par la suite l'idée est de relier l’ornement à des paramètres contrôlés dans un encadrement par la récolte des données de mes courses. pour terminer la boucle, je vais réfléchir à l'aspect rendu des différents ornements crées par mes sorties sportive:
- série de médaille (boucle bouclé)
- une édition (like celle sur les glyphe A1)
outil techniques
j’ai utilisé Processing pour mettre en place le système de rosaces et créer l’ornement. Avec lequel je peux donc paramétrer les données pour interpréter chaque sorties sportives. Par la suite j’aimerais faire de ces ornements des objets. Et je pensais à l’idée de médaille ce qui permettrait de de créer un objet bijou qui retrace et rend hommage à la sortie sportive mise en évidence. De plus la médaille est un objet que l’on retrouve énormément dans le monde du sport elle est un bien que l’on remet aux finishers de beaucoup de courses.